Conçue à Brest, l’éolienne flottante Eolink capte les vents forts

Six ans après ses premiers essais en bassin, le développement du flotteur éolien original de la société brestoise Eolink franchit un cap. Il entrera, en 2023, dans une phase pré-commerciale.

Six ans après ses premiers essais en bassin, le développement du flotteur éolien original de la société brestoise Eolink franchit un cap. Il entrera, en 2023, dans une phase pré-commerciale.

Brevet déposé en 2013, premiers essais dans le bassin en 2016 puis dans le port de Brest en 2018. Ceci pourrez vous intéresser : VIDÉO. Énergie éolienne : « Dans un bon jour, 100 % de l’électricité en Écosse est générée par le vent ». Que devient le flotteur éolien, au design pyramidal exclusif, conçu par la société Eolink à Brest ? Deux avancées récentes ouvrent le champ du pré-marketing.

D’une part, Bureau Veritas l’a certifié. D’autre part, la compagnie d’énergie? Acciona Energia – 12 GW installés dans les énergies renouvelables sur terre et en mer – vient de faire confiance à cette technologie. Le groupe espagnol a acquis 24% du capital de la société brestoise qui emploie une vingtaine de personnes. L’apport financier permettra notamment l’installation fin 2023 de son éolienne flottante de 5 MW (150 m de haut) sur le site d’essai du Sem-Rev (école centrale de Nantes) au large du Croisic.

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Fin 2023 au large du Croisic

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« L’installation est prévue pour fin 2023. Nous avons obtenu un contrat pour occuper le site pendant plus de six ans, mais nous pensons que la démonstration de la maturité de notre technologie se fera dans les six premiers mois, maximum un. Voir l’article : Parc éolien offshore : le premier parc méditerranéen est en service. an. Nous espérons atteindre un degré de crédibilité qui nous permette de nous engager un peu plus sur les projets en cours avec le client », commente David Bronsard, Business Development Manager chez Eolink.

La PMI vise des éoliennes de 12 à 15 MW puis 20 MW d’ici 2026. « Sur un modèle de 15 MW, le rotor (NDLR : ce disque qui capte l’énergie éolienne) aura un diamètre de 260 m tandis que le plus puissant flottant L’éolienne actuellement installée est de 9,5 MW et de 167 m de diamètre, elle atteindra 300 m pour un modèle de 20 MW », prédit-il. « Il faut que le rotor soit suffisamment grand pour capter des vents légers et produire le plus en continu possible : on attendez-vous à 10 % d’énergie en plus quand la disponibilité est de 50 % sur les meilleurs sites aujourd’hui. Cela facilite l’intégration au réseau électrique », explique David Bronsard.

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Sur le marché des éoliennes semi-submersibles, le modèle développé par Eolink se distingue notamment par une structure pyramidale composée de quatre arbres supportant la turbine. Un gage de meilleure stabilité, un gain de masse d’environ 30%. « Ce qui influe sur le coût de l’investissement : on est à 4 millions d’euros par MW sur une unité pré-commerciale, quand la concurrence est d’au moins 7 millions d’euros par MW. Cela impacte donc le coût de l’électricité qui sera revendue. A voir aussi : [L’industrie est folle] Une éolienne portable pour des déplacements plus verts. A terme, nous visons à descendre en dessous de 50 euros par MWh, en suivant les tendances actuelles très fluctuantes du marché », propose le responsable du développement commercial. Les parcs éoliens offshore sont désormais alloués en France entre 45 et 65 € par MWh.

Les ingénieurs d’Eolink recherchent également un impact environnemental moindre. Le système d’ancrage semi-rigide avec des cordes synthétiques générerait moins de dragage des fonds marins. «Avec notre point d’ancrage unique, nous pouvons retirer l’éolienne, la mettre à bâbord, placer le parc à un autre endroit. Cela permettrait à un écosystème qui se serait développé sur la ferme de se réinstaller », imagine David Bronsard.

Journaliste à vélo qui a grandi au Petit Beurre. Au Télégramme, via Vannes-Auray, Nantes et Quimper… & # xD ;

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