Exclusif – Survol des éoliennes offshore de Saint-Nazaire

Anne-Laure Le Gall

Vidéo Philippe Petit Montage William Smith, Lise Conrad

Le 13/05/2022 à 18:00, Mis à jour le 13/05/2022 à 18:07

En exclusivité, nous avons suivi la construction du premier parc éolien offshore au large de Saint-Nazaire. Un chantier titanesque que l’équipe de Paris Match a pu survoler en hélicoptère grâce à une autorisation exceptionnelle.

Les couleurs évoquent un jeu d’enfant. Mais, pour déployer ces ailes géantes, il faut une précision extrême pour éviter les caprices du dieu Zéphyr : la moindre rafale est un défi pour les ingénieurs et les techniciens. Quant à nos reporters, qui ont décroché un permis exceptionnel d’hélicoptère. Ici seront bientôt installées 80 éoliennes, pionnières d’une grande avancée énergétique. Sur le littoral français, 16 parcs sont prévus pour cette décennie. Une épopée qui suscite l’admiration… et une puissante polémique.

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Après dix ans de conception, d’obstacles, d’appels adverses, d’ajustements technologiques, le projet pionnier, lancé en 2019, entré dans sa phase finale le 1er avril, est devenu l’attraction locale. Les promeneurs se mêlent aux « spotters », ces passionnés qui observent les avions en bout de piste mais qui, ici, aux Chantiers de l’Atlantique, décortiquent la construction des plus grands paquebots du monde. De l’autre côté de la clôture, entre les équipes au travail, on sent l’excitation de la dernière ligne droite.

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Sept cent cinquante personnes sont mobilisées sur terre et sur mer – essentiellement des Néerlandais, des Écossais, des Danois… La France dispose encore de peu de connaissances et de moyens humains. Toute une filière est à créer et Saint-Nazaire et Le Havre ont prouvé leur force. On recrute pour se venger. General Electric publie des offres d’emploi dans la ville : 300 postes à pourvoir dans son usine de turbines de Montoir-de-Bretagne, près de Saint-Nazaire. Faute de main-d’œuvre, les Chantiers de l’Atlantique, qui construisent les sous-stations électriques de plusieurs parcs, ont inauguré en 2021 leur école de soudeurs et charpentiers métalliques.

« C’est un mécanisme d’horlogerie, pour que tout se mette en place au bon moment. Et vous devez être strict quatre-vingts fois de suite ! L’énergie est un sujet brûlant et je serai fier de pouvoir la mettre sur le réseau au plus vite », déclare Olivier de La Laurencie, directeur du parc d’EDF Renouvelables. Avec ses 80 éoliennes de 180 mètres de haut plantées entre 12 et A 20 kilomètres de la côte sud-ouest de La Baule, le parc entrera en service en 2023. D’une puissance de 480 MW, pour un investissement de 2 milliards d’euros, il devrait produire 20 % de l’électricité de la Loire-Atlantique.

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